Il y a des projets qu’on porte longtemps en soi, comme des braises sous la cendre. Des élans qui brûlent doucement, qui murmurent dans le silence… Et puis un jour, le moment est là : le cercle s’ouvre, la voix s’élève, le feu s’allume.
Travailler sur soi, ce n’est pas une balade sur un petit chemin pavé bordé de fleurs sauvages, avec des papillons qui te frôlent les joues et des oiseaux qui gazouillent comme dans une pub pour une infusion relax.
Non. Non. Non.
Travailler sur soi, c’est plutôt comme embarquer dans un petit kayak sur une immense rivière. Tu pagayes avec courage, tu profites de quelques instants de plat paisible… puis BAM, te voilà prise dans des rapides qui te retournent dans tous les sens. C’est alterner des moments de grâce et de paix intérieure avec des crises existentielles où tu ne sais même plus si tu préfères le thé ou le capuccino (spoiler : ce sera toujours les deux).
C’est perdre pied alors qu’on pensait avoir trouvé son équilibre. C’est revisiter des blessures qu’on pensait cicatrisées, avec cette douloureuse sensation de « mais… je croyais que c’était fini ça !? »
Il y a quelques mois, j’ai replongé. Alors que je venais à peine de goûter à la Paix, l’Univers me l’a arrachée sans prévenir. Je me suis effondrée.